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Evènements - Page 4

  • Une visite de Bretons à Dolgellau

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    Une dizaine de Guérandais et de Baulois se sont rendus à Dolgellau, ville jumelle de Guérande/Gwenrann, du 1er au 7 juin 2014.

    L'accueil a été, comme d'habitude, très cordial, avec une soirée chorale et une soirée celtique.

    Les Bretons, logés chez l'habitant, ont pu profiter de leur séjour dans le Gwynedd pour visiter des jardins et les anciennes mines d'ardoises de Ffestiniog. Bien sûr, ils n'ont pas manqué de gravir le Mont Snowdon "la colline enneigée") dont le sommet culmine à 1085m.

    Les Gallois de Dolgellau ont prévu de se rendre en Pays Guérandais en 2015. 

     

     

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  • Conférence sur le Pays de Galles à Pluguffan

     

     

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    Dans le cadre des animations organisées pour les 30 ans de jumelage entre Llandovery et Pluguen / Pluguffan, le comité de jumelage vous invite à une conférence sur l'histoire du Pays de Galles  animée par Jakez Gaucher (président de la section relations interceltiques et internationales de l'Institut Culturel de Bretagne/Skol-Uhel ar Vro

    le vendredi 11 juillet à 20h au Pouldu

     

     

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  • Jumelages Bretagne-Pays de Galles: Gouesnou recevait Brecon

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    En mai 2014, trente-cinq Gallois ont passé plusieurs jours à Gouesnou. Plusieurs ont participé avec 200 participants à la traditionnelle troménie qui a lieu tous les jeudis de l'Ascension en parcourant 18 km, ce qui leur a permis de découvrir les secrets du patrimoine de la commune. Ils ont également visité la ville voisine de Saint-Renan, avec le concours de l'office du tourisme.  Les Gallois ont bénéficié d'une excursion dans le Cap Sizun et le Pays bigouden. A saint-Jean-Trolimon, ils ont visité la Maison des Jeux bretons où chacun a pris plaisir à jouer aux quilles, boules, palets, grenouille, boutoù koad, birinik... 

  • Evénements autour de Dylan Thomas 2014

    Autour de Dylan Thomas

    Centième anniversaire

     

    ° La maison au bord de l'eau du poète accueille une série d'événements.

    www.dylanthomasboathouse.com

     

    ° Une odyssée de Dylan

    www.literaturewales.org/a-dylan-odyssey

     

    °Exposition Dylan Thomas

    Abyrystwyth 28 juin-20 décembre

    www.llgc.org.uk

     

    ° Festival de musique et d'arts de Swansea

    Du 4 au 18 octobre

    www.swanseafestival.org

     

    °Le festival Dylan Thomas

    du 27 octobre au 9 novembre à Swansea

    www.dylanthomas.com 

  • Délégation bretonne au Pays de Galles – 1 er au 3 mars 2010

    Délégation bretonne au Pays de Galles – 1 er  au 3 mars 2010

     Depuis  2007 la Ville de Trignac, en étroite collaboration avec le Centre de Recherche & Diffusion de l'Identité Bretonne et l'Institut Culturel de Bretagne, a tissé des liens étroits avec le Pays de Galles. La venue de l'équipe nationale de rugby du Pays de Galles en septembre 2007 dans le pays de St-Nazaire à l'occasion de la World Cup de Rugby a fait revenir à la surface les liens très forts qui unirent les Forges de Trignac et le port de St-Nazaire avec le sud gallois et son célèbre charbon que des vieux trignacais connaissent encore sous le nom  de «Cardiff».

    L'exposition créée en septembre 2007 « De Cardiff à Trignac » pour retracer cette histoire enfouie dans les mémoires a particulièrement intéressé les Gallois, qui, suite à plusieurs visites à Trignac, ont décidé de créer une exposition reprenant et complétant avec leur propre histoire l'exposition briéronne. Comme l'écrit dans un grand quotidien gallois, le journaliste et historien de Pontypridd, Gwyn Griffiths: « L'exposition est l'adaptation par Brian Davis, conservateur du musée de Pontypridd, du travail d'origine fait par l'historien Hubert Chémereau, de St- Nazaire. Elle montre qu'il y a de grandes ressemblances entre les communautés des mines de charbon du Pays de Galles et celles de la ville industrielle de Trignac - un fort esprit syndicaliste, des coopératives et même le rugby ».

     Gwyn Griffiths lors du Colloque de Sant Nazer Oct. 2011.jpg    GWYN GRIFFITHS

     

     Pour l'inauguration de l'exposition  Charbon gallois- Acier breton , les autorités du comté de Pontypridd ont invité une délégation bretonne afin de  profiter de cet événement pour poser les bases d'une collaboration renforcée entre le sud gallois et le pays de St-Nazaire.

    Le conservateur du Musée de Pontypridd, Brian Davis, le journaliste Gwyn Griffiths et l'écrivain Gareth Miles ont fait découvrir à leurs hôtes les sites emblématiques de l'industrie minière de la région de Pontypridd.

     

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    La découverte de l'ancien site de la mine de Mountain Ash, qui a été réhabilité pour rendre à la nature ses droits, a particulièrement intéressée la délégation bretonne. C'est de là que partait une part importante du charbon destiné aux Forges de Trignac et au port de St-Nazaire.

    Le propriétaire de cette mine, l'ingénieur John Nixon prospecta le marché français par la Bretagne en envoyant dès les années 1840 du charbon aux raffineries de sucres de Nantes et pour les vapeurs de l'estuaire de la Loire. La mine était directement reliée par voie ferrée au port de Cardiff pour exporter son charbon et pour recevoir des poteaux de mines venus de Bretagne, principalement par St-Nazaire et Lorient, ainsi que de Scandinavie.

     La délégation a été invitée à déjeuner par madame le maire du Conseil de Pontypridd, Avril Green, dans une auberge située en face de la chapelle dédiée à St-Gwyno, disciple de St-Gildas. Ces deux saints, communs au Pays de Galles et à la Bretagne, nous rappellent que les liens entre les deux pays britonniques remonte au 5e siècle. La toponymie galloise est aussi un signe tangible de la communauté culturelle et linguistique avec le pays de Saint-Nazaire.  Avril Green qui reçu des mains de Jakez Gaucher au nom de l'Institut Culturel de Bretagne un grand drapeau interceltique rappela qu'elle avait des liens dans la plupart de ces pays.

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     La visite du musée mine de Lewis Merthyr a montré aux Trignacais, qui réfléchissent comment  réhabiliter le site des Forges, que la sauvegarde du patrimoine industriel est un facteur de développement économique et culturel et participe à maintenir vive la mémoire ouvrière. Ce sont d'anciens mineurs qui assurent les visites. La délégation a particulièrement apprécié la qualité des commentaires et explications données par une ancienne gueule noire. La préservation du site est remarquable ainsi que la mise en scène muséographique. L'exposition  Charbon gallois- Acierbreton  sera présentée dans ses lieux très fréquentés d'ici quelques mois (Saint-Nazaire Octobre 2011).

     La délégation bretonne a été reçue très officiellement par le mayor du comté de Rhondda-Cynon-Taff. Les comtés, équivalents de nos départements avec des pouvoirs plus importants, ont été créés en 1996 pour être l'échelon intermédiaire entre les villes et l'Assemblée Nationale Galloise. Le nom du comté est composé du nom des trois rivières qui traversent ses vallées. Le sud gallois qui a beaucoup souffert de la perte de son industrie lourde avec la fermeture de ses mines dans les années 1980 a réussi à relever la tête. Quinze années de prospérité et l'avènement d'une large autonomie politique et financière ont redonné vie à ces vallées minières. La verdeur des paysages et leur coté bucolique nous feraient oublier que ces vallées furent noircies et meurtries durant plus d'un siècle par l'industrie charbonnière.

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    Pontypridd au XIX ème siècle

    Pontypridd : l'ère industrielle

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    PONTYPRIDD de nos jours: qu'elle verte ma vallée...

     Robert Smith a accueilli ses hôtes avec son collègue, Mike Powel, conseiller du comté, et ses collaborateurs avec solennité pour affirmer l'importance que revêtait pour eux « la venue de nos amis bretons ». Il a décoré de la médaille du comté les membres de la délégation en agrémentant son discours d'un humour bien gallois. Le moment a été immortalisé par une séance de photographies officielles suivit d'un buffet qui fut l'occasion de faire plus ample connaissance. En signe de fraternité interceltique l'ICB a remis à Robert Smith un grand Gwenn ha du. Le comté est très attaché à la langue galloise qui est présente à égalité de la langue anglaise, jusque sur le collier de cérémonie du Mayor avec sa version galloise Maer qui est le même mot qu'en breton. Robert Smith est l'exemple même de cet attachement communautaire des habitants du sud gallois à leur identité quand il déclare « Je suis Anglais de naissance mais Gallois de conviction ». La force d'intégration galloise de ces multiples communautés venues de toute la Grande-Bretagne et d'Irlande mais aussi d'Italie ou d'Espagne voir de bien au-delà, nous rappelle que l'identité galloise est comme la bretonne avant tout une identité civique où le cœur et l'esprit l'emportent sur toute autre considération. Les Bretons ont eu la joie de rencontrer une compatriote, Rozenn Richard- Powell. Elle est venue de Rennes il y a 8 ans pour enseigner le français au lycée de Pontypridd.

     L'autre moment fort de ce voyage a été la cérémonie d'inauguration de l'exposition. En l'honneur des hôtes de Loire-Atlantique, le Musée de Pontypridd arborait aux cotés des couleurs galloises un magnifique Gwenn ha du. En entrant dans le musée, les Trignacais eurent aussi la surprise de découvrir un grand drapeau de Brière bien en vue des visiteurs. Comme l'a rappelé Gwyn Griffiths : « C'est une exposition en quatre langues sur les liens entre l'industrie du charbon à Mountain Ash et les industries en Bretagne. La partie bretonne de l'exposition fait aussi le rapprochement entre le fer et l'acier à Trignac, Bretagne, et l'industrie de la construction navale à St-Nazaire ». La grande ouverture d'esprit des Gallois pour qui le bilinguisme est la règle ne pouvait que logiquement mettre à égalité le breton et le français et en parallèle des deux langues du Pays de Galles. Cette reconnaissance de notre identité bretonne par les institutions galloises devrait être suivie par les politiques en Bretagne!

     Un groupe d'enfants d'une école galloise a interprété une série de chanson dans l'antique langue de Cymru devant un public conquis et ému de voir que la grande sœur du breton se porte bien. Pour clôturer la partie spectacle l'assistance à repris en chœur l'hymne gallois accompagné par leurs amis bretons entonnant les paroles du Bro gozh ma zadoù.

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     Au nom de l'Institut Culturel de Bretagne et du Centre de Recherche sur l'Identité Bretonne Jakez Gaucher a rappelé que cette exposition était le point de départ pour d'autres collaborations culturelles avec le projet phare de 2011 concernant l'histoire des liens maritimes et économiques entre la Bretagne et le Pays de Galles et sportives avec des échanges entres des clubs de rugby de la région de Pontypridd avec Trignac et St-Nazaire.

     

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    Rugby Club de Trignac (RTC)

     

     

    Le Musée de Pontypridd et la société historique de la Cynon Valley vont s'impliquer dans le projet de recherche sur l'histoire du cabotage britto-gallois entre 1850 et 1950. Cette volonté d'étroite collaboration va bénéficier de la dynamique engendrée par l'exposition qui va être vue durant plus d'un an par des milliers de visiteurs comme le signale Gwyn Griffiths : «Après deux mois à Pontypridd, l'exposition sera transportée au Big Pit Mining Museum de Blaenavon, puis au Cyfarthfa Castle Museum de Merthyr Tydfil. Il est probable qu'elle ira aussi en Bretagne un jour ou l'autre». Les trois représentants de l'ICB ont eu droit à une standing ovation avant de passer la parole aux représentants de la Ville de Trignac, partenaire essentiel dans cette belle aventure humaine. Les institutions publiques partenaires dans ce dossier sont pour le moment : la Ville de Trignac, le Comté de Rhondda-Cynon-Taff et la Ville de Pontypridd. La seule collectivité territoriales a avoir apporté une aide est le Conseil Général 44 pour la création en 2007 de l'exposition trignacaise.

     

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     Musée de Pontypridd 

     

     

     

     

    Anciennes forges de Trignac

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  • Jumelage Lannion-Caerphilly

     

    Au cours de leur séjour au pays de Galles chez leurs amis Gallois, Joelle et son mari sont allés rendre visite au mémorial de Senghenydd* et ont tenu à apporter leur témoignage...


    "En mai dernier, de passage au Pays de Galles, nos amis Gallois fidèles à notre amitié de 37 ans, nous ont fait découvrir le mémorial de Senghenydd.

     Nous avons été chaleureusement accueillis par l'un des responsables de ce site qui pour notre grand plaisir nous a commenté les lieux. Le coût financier du projet est considérable : reconnaissance 
    pour le soutien apporté par le comité de jumelage de Lannion. Nous avons partagé son émotion en lisant les plaques commémoratives où figuraient le nom de jeunes victimes : 14, 15, 16 ans... et des familles décimées par la perte de 4 ou plus de leurs membres.
       La statue est belle et très parlante : ainsi ce mineur qui soutient son camarade blessé, traduit la solidarité qui existait dans le bassin minier.

    Affichage de memorial_Sengh.JPG en cours...

     

       Sur le parvis d'autres plaques qui, elles, évoquent les différents drames des mines qui se sont déroulés dans la région.
       La visite s'est terminée par le proche musée où sont exposés : 
    documents, objets rappelant la vie des mineurs de l'époque. Une belle surprise : deux des responsables, présents nous ont rappelé leur bon 
    souvenir du passage de leur choeur gallois à Lannion, il y a de celà 2 ans semble-t-il.

       Beaucoup d'émotion, un bonheur partagé par le jumelage de nos 2 cités, mais aussi la grande tristesse pour ces nombreux drames."

     

     

     

    *The Senghenydd Coal Mining Disaster

     

    Glamorgan police officers on duty at the temporary mortuary at Senghenydd, following the coal mining disaster of October 1913.PC 745 Robert Mourton (shown right) had only joined the police in May of that year.
    Glamorgan police officers on duty at the temporary mortuary at Senghenydd, following the coal mining disaster of October 1913.PC 745 Robert Mourton (shown right) had only joined the police in May of that year.

    Despite their shock and horror at the scenes of devastation, policemen and women of the Glamorgan Constabulary displayed great courage and sensitivity when responding to the Senghenydd tragedy – to this day the worst disaster in the history of British coal mining.

    Throughout the 19th and 20th Centuries, successive coal mining disasters shook the communities of the South Wales valleys, resulting from poor safety procedures, out of date machinery and lack of training. However, no one could have prepared for the horror of the Senghenydd disaster in 1913 when 439 miners were killed or that the tragedy would be the second of its kind to hit the small village in just over a decade.

    On Friday, 24th May 1901, 78 men had been buried alive in the "Universal Mine" at Senghenydd, near Caerphilly, the first coal mine in the Aber Valley, which had only gone into production 18 months previously. The disaster occurred at 5.30am as the night shift were leaving the pit. Three explosions, which shattered the top of the shaft, were heard 3.5 miles away, with gas and huge rockfalls at the bottom of the shaft serving to prevent rescuers from reaching the trapped men.

    Twelve years later, on 14th October 1913, tragedy again came to Senghenydd when over 400 men were trapped underground by an explosion and fire which ripped through the underground tunnels just after 8am, just 2 hours into the morning shift. The explosion was so intense it was heard 11 miles away in Cardiff.

    Scene at Senghenydd after the second fire broke out at the “Universal” mine
    Scene at Senghenydd after the second fire broke out at the “Universal” mine

    Rescuers battled for days to recover the wounded and dead. The first funeral was held 3 days later but it was not until the middle of November that all the bodies were recovered. The 439 dead included 63 teenagers and 162 young men in their twenties.

    A Street in Senghenydd with a victim in every house.
    A Street in Senghenydd with a victim in every house.

    Little, if any consideration had been given to disaster planning in the Glamorganshire Constabulary at that time, and it fell on the shoulders of the local Senghenydd policemen to try to co-ordinate the rescue, casualty and mortuary arrangements in an atmosphere of shock and grief.

    The scene at the Pithead hour by hour all through the day.
    The scene at the Pithead hour by hour all through the day.

    The managers and owners of the "Universal" pit were prosecuted as a result of this second tragedy that proved so costly in human life. Recommendations aimed at improving safety had been made following the 1901 disaster, but were never implemented. Conditions at the pit had in fact worsened as the increase in production after 1901 had led to rising numbers of workers operating in confined spaces.

    An anxious crowd waiting at the Pitmouth of “Universal” for news
    An anxious crowd waiting at the Pitmouth of “Universal” for news

    In an insult to the families of the deceased, the manager of "Universal" was fined only £24, with all charges against the owners dropped. On appeal, the owners were fined a derisory £10 with costs of £5 5s.

    The pit continued to be worked for another 15 years, before finally closing in 1928. A memorial was not erected in memory of its victims until 1981.

    One of the many funerals at Senghenydd
    One of the many funerals at Senghenydd
     
     
     

    Hommage à Marie-Annick Sévéno 

    Marie-Annick_photo_2 001.jpg

     A l’annonce du décès brutal de Marie-Annick, le Comité de jumelage Lannion-Caerphilly/Ploubezre-Llanbradach a été sous le choc et sa cruelle disparition lui laisse un grand vide. Adhérente depuis le début, Marie-Annick s’était beaucoup investie dans l’association en prenant une part active dans son fonctionnement comme vice-Présidente mais aussi dans l’organisation de ses activités culturelles. A Caerphilly, nos amis Gallois se sont vivement émus de cette très triste nouvelle. Sue et Alun Lewis, membres du Comité Gallois et amis de Marie-Annick et de son compagnon Jean-Jacques, étaient présents à la cérémonie d’adieu à St Yves Kerhuel.

     Marie-Annick partageait avec Jean-Jacques cette passion de l’histoire et de la culture de la Bretagne et au sein du Comité, ils avaient à cœur de faire connaître la culture Galloise. Pour marquer les 20 ans du jumelage Lannion-Caerphilly en 2011, avec un groupede membres du Comité, ils avaient mis sur pied l’exposition « regards croisés » qui retrace 150 ans d’histoire commune des communautés bretonne et galloise. Cette rétrospective en photos qui a demandé pendant 2 ans de nombreux déplacements, un énorme travail de recherche, de consultation d’archives et d’échanges avec le Comité gallois a remporté un vif succès pendant 3 mois à la médiathèque. L’exposition s’est déplacée ensuite au Pays de Galles. Puis, tous les deux, n'ont pas hésité à faire des kilomètres pour qu’elle circule dans de nombreuses villes de Bretagne. Jeudi dernier, Marie-Annick vérifiait encore que les panneaux étaient bien enroulés et bien classés dans leurs boîtes.

    Fidèle aux valeurs du jumelage, elle a participé à de nombreux échanges en se rendant au pays de Galles et en hébergeant des familles Galloises qui sont aujourd’hui ses amis de longue date. Ces dernières années, sous l’égide de l’association Bretagne-Pays de Galles, de l’institut culturel de Bretagne et de la maison de l'Europe de Brest, elle a pris une part très active dans la création des « semaines galloises »,Dans ce cadre, elle avait co-organisé l’année dernière une soirée de contes gallois pour enfants, un concert à la chapelle St Jo avec le Gospel de Günzburg ainsi qu’une exposition et une conférence sur la citoyenneté Européenne dans les établissements scolaires de Lannion.

    Son ouverture d’esprit dans tous les domaines (littérature, peinture, sciences…droit de l’homme)l’ont amenée aussi à s’engager dans d'autres associations contre l’injustice, l’obscurantisme et toutes formes d’exclusion. Tout ceci, n’a fait que renforcer notre sympathie et notre admiration à son égard.

    Toujours souriante, coquette, chaleureuse, dévouée et soucieuse des autres, elle ne s’inquiétait pas assez d'elle-même… Elle aimait que les choses soient bien faites jusqu' au détail. En réunion, elle nous surprenait toujours avec ses multiples fiches couvertes de sa belle écriture d’enseignante. Toujours d’égale humeur, jamais un mot plus haut que l’autre c’était un réel plaisir d'êtrede travailler avec elle. Sous sa discrétion, elle cachait une très grande sensibilité, une redoutable énergie mais aussi une humeur joyeuse dans la convivialité du jumelage.

     

    Marie-Annick, tu étais une belle personne de celles que l’on nomme passeur : passeur d'amour, passeur de mémoire et de culture, passeur de conscience.

    Tu vas terriblement nous manquer. Emporte ces jonquilles symbole du Pays de Galles.

    Allia, Jean-Jacques et vos deux familles, vous êtes dans nos pensées et notre coeur dans ce très triste moment.

     

    Kenavo ,Hwyl Marie-Annick