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Dossiers

  • Wilfred OWEN, un poète anglo-gallois

     

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    Wilfred Edward Salter Owen, MC (18 mars 18934 novembre 1918) est un poète anglais, très connu en Angleterre et parfois considéré comme le plus grand poète de la Première Guerre mondiale. Ses poèmes, souvent réalistes et décrivant la brutalité et l'horreur de la guerre de tranchées et des attaques au gaz, tranchent fortement avec l'opinion que le public porte sur la guerre à l'époque, et avec les vers patriotiques de célébrités telles que Thomas Hardy et George Meredith ou d'autres jeunes poètes combattants comme Rupert Brooke. Parmi ses poèmes les plus connus, on peut citer Dulce Et Decorum Est, Anthem for Doomed Youth, Futility et Strange Meeting. La poésie d'Owen a fortement été influencée par les conseils et l'exemple de son ami Siegfried Sassoon

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  • Centre for alternative technology: quelques images et informations

     

     

    Centre for Alternative Technology 
     
     
     
     
    Consultant en environnement au Pays de Galles
     
    Adresse : Llwyngwern Quarry, Pantperthog, Machynlleth SY20 9AZ, Royaume-Uni
     

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  • Gwynfor Evans

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    Gwynfor Evans, leader charismatique gallois et ami de la Bretagne.

     

    Le 21 avril 2005, disparaissait le plus connu des politiciens gallois du vingtième siècle à Aberystwyth où des milliers  de gens étaient venus lui rendre un dernier hommage. Il fut président du Plaid Cymru, le parti nationaliste gallois fondé en 1925, de 1945 à 1981 qu’il transforma en une organisation politique moderne : il en devint le premier député élu à Westminster en 1966.

    Reconnu comme  « la plus grande figure politique galloise de tous les temps », Gwynfor Evans incarna son Pays et sut l’ancrer dans son époque, liant le combat pour la reconnaissance du Pays de Galles en tant que « nation » (et non une principauté de l ‘Angleterre) et celui de  la langue galloise.

     Né en 1912, originaire de Barry, une région anglicisée du sud du pays, il n’apprit le gallois que lorsqu’il commença ses études universitaires à Aberystwyth, études de droit qu’il prolongea, comme beaucoup d’étudiants gallois, au St John’s College d’Oxford.

     En 1966, lors d’une élection locale, il emporta le siège de député de Carmarthen à Westminster : pour la première fois, un député nationaliste gallois siègeait à Londres ; la même année, le Scottish National Party (SNP) gagnai sa première élection législative avec Winnie Ewing à Hamilton.   A cette dernière, admirative de la force du mouvement pour la langue galloise, Gwynfor(1) répondait qu’il fallait lier également le combat pour l’histoire, comme le faisait le SNP dans son action politique.

    Toute sa vie, le combat de Gwynfor Evans fut pacifique et non-violent. Durant la seconde guerre mondiale, il fut, comme de nombreux militants gallois, objecteur de conscience. Dans les années 60, il comprit que tous les problèmes – économiques, culturels, politiques - étaient liés, notamment à travers les campagnes de protestation contre le projet d’inondation de la vallée galloisante de Tryweryn pour alimenter l’agglomération grandissante de Liverpool.  Cependant, en 1970, il perdit son siège de député, mais le reconquit en 1975, mandat qui sera reconduit en 1979. Pourtant, les années 60 et le début des années 70 ne furent pas de tout repos puisque les militants gallois  passaient beaucoup de temps à goudronner les panneaux routiers écrits en anglais, ou à les démonter pour demander l’officialisation de la langue galloise… et les adversaires politiques se chargèrent d’utiliser ces campagnes « illégales » contre le Plaid Cymru ! De même que les actions terroristes de la Free Wales Army… Cependant l’action non-violente prônée par Gwynfor Evans et le Plaid Cymru, son rôle charismatique dans la vie politique galloise donnèrent une assise jamais connue au mouvement gallois. Comme le dit  Dafydd Iwan, chanteur gallois engagé dans la lutte pour la langue et actuellement président du Plaid Cymru : «  Durant ces années décisives, Gwynfor Evans a tenu d’une main ferme le parti et sans lui, on n’aurait jamais pu obtenir ces succès électoraux… »  Son succès le plus spectaculaire et décisif en faveur du Pays de Galles s’inscrit dans cette ligne militante, le Plaid Cymru soutint de toutes ses forces Cymdeithas yr Iaith (la Société de la langue galloise) dans une grande campagne pour obtenir une chaîne de télévision en gallois couvrant l’ensemble du territoire, alliant la lutte politique avec celle de la langue galloise : cette longue campagne TV for Wales qui dura de 1971 à 1979 rassembla un énorme soutien populaire :  plus de 2000 membres du Plaid refusèrent de payer la redevance TV et 1000 personnes furent emprisonnées pour non-paiement, (dont sa propre fille Meinir). L’événement toucha toutes les couches sociales, des chapelles aux ruraux, des citadins aux étudiants.  Bientôt, en Grande Bretagne, en Europe, aux  Etats-Unis où l’émigration gallois est fort importante, les soutiens affluèrent.   et l’élection de trois députés du Plaid au Parlement de Londres (outre Gwynfor, Dafydd Elis Thomas, Dafydd Wygley), une action fut  engagée pour demander au gouvernement  une chaîne en gallois couvrant tout le Pays de Galles : ce projet obtient le soutien des partis travailliste et conservateur. Mais en 79, les Conservateurs emmenés par Mrs Thatcher remportèrent les élections et s’efforcèrent de faire échouer le projet soutenu par une grande partie de l’opinion publique galloise. Finalement, Gwynfor Evans décida alors de faire une grève de la faim jusqu’à l’obtention d’une quatrième chaîne en gallois. Finalement, le gouvernement de Mme Thatcher céda et donna le feu vert pour le lancement de la fameuse chaîne Sianel Pedwar Cymru (S4C) qui fut un grand succès à la fois commercial, culturel et politique,  avec de nombreux emplois créés, succès qui sera conforté jusqu’à nos jours, comme pourrait le confirmer Rozenn Milin. 

    D’autres campagnes comme celle pour un Parlement gallois eut peut-être moins d’effet dans un pays devenu après l’annexion de 1536 une « région périphérique d’Angleterre » . Mais la Dévolution entreprise par Tony Blair a pu doter le Pays de Galles d’une Assemblée régionale aux pouvoirs limités : le combat est pourtant bien engagé et une grande partie du mérite en revient à Gwynfor Evans. Ce dernier vint en Bretagne visiter et soutenir les écoles Diwan et le combat en faveur de la langue bretonne. Il entretenait avec notre ami Per Denez des relations fraternelles et amicales, car il faut le dire : dans la lutte des Bretons pour leur culture et leur langue, les Gallois furent toujours à nos côtés, et Gwynfor Evans fut de ceux-là.

    Sur le plan européen, le leader gallois soutenait l’idée d’ un Pays de Galles libre et autonome (self-government) plutôt qu’une indépendance absolue,  au sein d’ une Confédération européenne. Mais dans ce domaine, comme dans bien d’autres, sa haute sature d’homme politique, au sens noble du terme, lui valent bien l’hommage que ses compatriotes, ses amis en Bretagne et nous-même lui rendons ici.

                                                        Jakez  GAUCHER

     

    (1)           Lire ses livres ,notamment un livre d’histoire du Pays de Galles, Land of my Fathers (1974) .